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Protégez vous qu'ils disaient

Plus les années passent, plus je me rend compte que certains autour de moi, autour de nous portent des "masques". Il ne serait pas réellement dérangeant qu'ils soient "quelqu'un d'autre" en grand public, mais le masque est de plus en plus porté lors de soirées, de rencontres en petit groupe. Dans des endroits où une intimité relative semble être présente sans qu'elle permette de totalement se découvrir.

Le besoin de paraître quelqu'un d'autre est une façon de se protéger, de s'abriter derrière une coquille, un rocher et paraître avoir un cœur de pierre (oui, c'était pas trop recherché ^^). Situation assez normale où celui qui se montre est "la proie" de ceux qui veulent se montrer plus que lui. Chacun semble vouloir être "plus" que l'autre, plus froid, moins "poreux" au monde extérieur. Notre apparence, le premier aperçu que l'on donne, doit être hermétique, nette, précise.

Le climat de peur qui nous est enseigné par le "Fait attention" de nos parents est sans doute une des raisons qui nous incite à ne pas prendre les bonbons d'un monsieur inconnu, à ne pas sortir seul le soir. Cet enseignement, tout à fait normal et pertinent est complété par nos différentes expériences personnelles : on échappe à un accident, on se fait embêter par une bande de voyous (si si ça existe !), on se fait plaquer par son/sa compagne ou insulter par un ami.

Tout ça nous forge notre caractère et nous fait réagir : "Mais comment j'ai pu être aussi ... ?" (je vous laisse remplir le blanc)

La prochaine fois

De la prudence, on engendre la peur et on en perd le courage (cf : Le sens de l'info - 2011/2012 : La prudence avec Michel Serres et Michel Polacco ). Et la prochaine fois, on fera attention. On fera moins confiance. On se dévoilera moins. On ne prendra plus le joli chemin où on s'est fait embêter. On se blindera, on fermera la voiture de l'intérieur. Notre expérience passée est vue, revue, revécue par nos dires, nos pensée, nos rêves (parfois transformés).

Mais qu'advient-il de nos bonnes expériences ? Nous marquent-elles d'une même empreinte sur le temps, sur notre vécu. Est-ce que parce que quelque chose s'est bien passée qu'on prendra confiance. À cette question, je répondrais sans doute positivement, et vous serez aussi d'accord avec moi. Mais est-ce au même niveau ? Est-ce que parce qu'on a eu une expérience sympa, qui vaut le coup d'être revécue que nous allons mieux nous y préparer ?

Est-ce que l'inconnue qui ne paraissait pas forcément dangereux et qu'il s'est transformé en événement heureux nous prédisposera à être plus confiant la prochaine fois ? Pas si sûr.

Bas les masques !

À ceux qui me répondrons que prudence est mère de sureté, je leur répondrais qu'elle est surtout une des origines de la peur. Et qu'elle n'est pas toujours la bienvenue. Il est temps de se montrer raisonnable, de prendre conscience d'où peut-être le danger. Oui, presque toujours le danger vient des autres. Ce voile installe des barrières entre nous, des frontières qui restent pratiques voire presque indispensables dans certains cas. Il ne l'ai pas dans l'intimité au sens large du terme. Faites confiance aux gens que vous aimez, faites vous confiance, prenez non pas le risque, mais le courage de faire ce que vous hésitez de faire. La confiance est à double sens, elle n'existe que si la réciprocité se créée et perdure. Oui, vous serez peut-être déçus par votre entourage dans certaines situations, mais vous ne pourrez pas alors vous le reprocher.

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